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Introduire la Psychologie ayurvedique, selon Charaka Samhita.

· Ayurveda,Tantra,Yoga

Presentation

Le concept de « l’arbre de la souffrance » s’inscrit dans notre étude de la psychologie ayurvédique. Il est issu des enseignements du Puruṣavicaya Śārīra, cinquième chapitre de Śārīrasthāna de Charaka Saṃhitā, où Charaka décrit les mécanismes psychiques et comportementaux qui entretiennent la souffrance.

Pour Charaka, la santé mentale est étroitement liée à la mise en pratique des mesures préventives enseignées dans le Sūtrasthāna : respect de la dinacaryā, de la sadvṛtta, des besoins naturels (vega), usage approprié des sens (indriya) et protection de hṛdaya, de manas et d’ojas. Ces disciplines soutiennent nos fonctions cognitives, dhī, dhṛti et smṛti - le discernement, la maîtrise de soi et la mémoire consciente - et contribuent ainsi à prévenir l’enracinement de moha, du désir, de l’aversion et de l’action conditionnée, qui constituent les racines memes de l’arbre de la souffrance.

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Comprendre « l’arbre de la souffrance », selon Charaka

L’expression « arbre de la souffrance » est une formulation pédagogique. Caraka n’utilise pas exactement ce titre, mais développe explicitement la métaphore de l’arbre au sloka 10. Le noyau doctrinal s’étend principalement des sloka 8 à 12 :

  • sloka 8 : la pravṛtti est définie comme souffrance ;
  • sloka 9 : Agniveśa demande quelle est sa racine ;
  • sloka 10 : racines, branches et arbre-demeure des souffrances ;
  • sloka 11 : la nivṛtti est la libération ;
  • sloka 12 : voie permettant de déraciner l’arbre.

Les sloka 13 à 20 décrivent ensuite la purification du mental et la destruction de l’illusion qui empêchent l’arbre de repousser.

1. Verset 8 : le terrain de l’arbre

प्रवृत्तिर्दुःखं, निवृत्तिः सुखम्।
Pravṛttir duḥkhaṃ, nivṛttiḥ sukham.

« La pravṛtti est souffrance ; la nivṛtti est bonheur. »

Autre expression importante

तस्य मूलं सर्वोपप्लवानां च प्रवृत्तिः।
Tasya mūlaṃ sarvopaplavānāṃ ca pravṛttiḥ.

« La pravṛtti est la racine de cela et de toutes les perturbations. »

Ce verset pose le sol conceptuel de l’arbre :

  • mūla — la racine ;
  • pravṛtti — le mouvement conditionné ;
  • upaplava — la perturbation ;
  • duḥkha — la souffrance.

Pravṛtti ne désigne pas toute activité, mais le mouvement entretenu par l’ignorance, le désir, l’aversion et l’action conditionnée.

2. Verset 9 : la question concernant la racine

किम्मूला भगवन् प्रवृत्तिः, निवृत्तौ च क उपायः
Kiṃmūlā bhagavan pravṛttiḥ, nivṛttau ca ka upāyaḥ

« Vénérable Maître, quelle est la racine de la pravṛtti et quel est le moyen de parvenir à la nivṛtti ? »

Deux termes structurent la question :

  • mūla — la racine, la cause profonde ;
  • upāya — le moyen thérapeutique ou spirituel.

La question d’Agniveśa possède donc la forme d’un raisonnement médical : Quelle est la cause et quel est le moyen de l’interrompre ?

3. Verset 10 : la description explicite de l’arbre

Le verset 10 constitue le passage principal de la théorie de l’arbre de la souffrance.

Les quatre racines

मोहेच्छाद्वेषकर्ममूला प्रवृत्तिः।
Mohecchādveṣakarmamūlā pravṛttiḥ.

« La pravṛtti a pour racines l’égarement, le désir, l’aversion et l’action conditionnée. »

Décomposition :

  • moha — égarement, ignorance ;
  • icchā — désir ;
  • dveṣa — aversion ;
  • karma — action conditionnée ;
  • mūla — racine ;
  • pravṛtti — engagement dans le cycle conditionné.

Cette expression est la formulation fondamentale de la racine de l’arbre.

Les huit branches

तज्जा ह्यहङ्कारसङ्गसंशयाभिसम्प्लवाभ्यवपातविप्रत्ययाविशेषानुपायाः।
Tajjā hy ahaṅkāra-saṅga-saṃśaya-abhisamplava-abhyavapāta-vipratyaya-aviśeṣa-anupāyāḥ.

« De ces racines naissent l’ego, l’attachement, le doute, l’identification confuse, l’appropriation possessive, la connaissance inversée, l’absence de discernement et les moyens inadéquats. »

Les huit branches sont :

  • Ahaṃkāra — l’identification au « je » ;
  • Saṅga — l’attachement ;
  • Saṃśaya — le doute ;
  • Abhisamplava — la confusion concernant l’identité ;
  • Abhyavapāta — le sentiment du « mien » ;
  • Vipratyaya — la compréhension inversée ;
  • Aviśeṣa — l’absence de distinction ;
  • Anupāya — le recours à de faux moyens.

Le terme tajjāḥ signifie « nés de cela » : ces huit facteurs naissent de moha, icchā, dveṣa et karma.

La comparaison avec les arbres envahissants

तरुणमिव द्रुममतिविपुलशाखास्तरवोऽभिभूय पुरुषमवतत्यैवोत्तिष्ठन्ते।
Taruṇam iva drumam ativipulaśākhās taravo’bhibhūya puruṣam avatatyaivottiṣṭhante.

« Tels de grands arbres aux branches extrêmement étendues qui envahissent et étouffent un jeune arbre, ces facteurs se développent en dominant l’être humain. »

Vocabulaire de la métaphore :

  • taruṇa druma — jeune arbre ;
  • taru — arbre ;
  • ativipula-śākhā — branches extrêmement vastes ;
  • abhibhū — dominer, submerger ;
  • avatatya — s’étendre au-dessus, envelopper ;
  • uttiṣṭhante — s’élèvent, se développent.

Puruṣa est comparable au jeune arbre. Les facteurs d’asservissement sont comparés à des arbres envahissants dont les branches bloquent sa croissance et sa lumière.

La domination de l’être humain

यैरभिभूतो न सत्तामतिवर्तते।
Yair abhibhūto na sattām ativartate.

« Dominé par ces facteurs, il ne dépasse pas l’existence conditionnée. »

  • abhibhūta — dominé, submergé ;
  • sattā — existence ou condition d’existence ;
  • na ativartate — il ne dépasse pas.

La personne reste enfermée dans le cycle de la pravṛtti.

L’expression « arbre-demeure »

La formule la plus explicite est :

निवासवृक्षः सत्त्वशरीरदोषमूलानां सर्वदुःखानां भवति।
Nivāsavṛkṣaḥ sattva-śarīra-doṣa-mūlānāṃ sarvaduḥkhānāṃ bhavati.

« Il devient l’arbre-demeure de toutes les souffrances ayant pour racines les désordres du mental et du corps. »

  • nivāsa — demeure, résidence ;
  • vṛkṣa — arbre ;
  • nivāsa-vṛkṣa — arbre servant de demeure ;
  • sattva — mental ;
  • śarīra — corps ;
  • doṣa — facteur de perturbation ;
  • mūla — racine ;
  • sarva-duḥkha — ensemble des souffrances.

Cette phrase justifie pleinement l’expression pédagogique : « L’arbre clinique de la souffrance ». Le corps et le mental constituent ici un terrain commun. Les perturbations psychiques affectent le corps, et les déséquilibres corporels influencent le mental.

L’affaiblissement des facultés protectrices

अधीधृतिस्मृतिः।
A-dhī-dhṛti-smṛtiḥ.

« Privé de dhī, de dhṛti et de smṛti. »

La segmentation doit être comprise comme :

  • a- — privation ;
  • dhī — discernement ;
  • dhṛti — capacité de retenue ;
  • smṛti — mémoire consciente.

L’arbre se développe plus facilement lorsque la personne ne peut plus :

  • reconnaître correctement ce qui lui nuit ;
  • contenir une impulsion ;
  • se souvenir des conséquences de ses actions.

La voie erronée

विमार्गगतिः।
Vimārgag
atiḥ.

« Celui qui suit une voie erronée. »

  • vi-mārga — mauvais chemin, voie inadéquate ;
  • gati — déplacement, orientation ou trajectoire.

L’arbre de la souffrance est donc aussi une trajectoire : la répétition des erreurs éloigne progressivement la personne du discernement.

La conclusion du verset 10

एवमहङ्कारादिभिर्दोषैर्भ्राम्यमाणो नातिवर्तते प्रवृत्तिं, सा च मूलमघस्य।
Evam ahaṅkārādibhir doṣair bhrāmyamāṇo nātivartate pravṛttiṃ, sā ca mūlam aghasya.

« Ainsi égaré par les défauts tels que l’ego, il ne dépasse pas la pravṛtti, laquelle constitue la racine de l’affliction. »

Termes importants :

  • bhrāmyamāṇa — errant, tournant en rond, égaré ;
  • na ativartate — ne dépasse pas ;
  • mūlam aghasya — racine du mal, de l’affliction ou de la souffrance.

Cette phrase montre le fonctionnement circulaire du processus :

Moha, icchā, dveṣa et karma

↓
Huit branches
↓
Affaiblissement du discernement
↓
Pravṛtti
↓
Agha et duḥkha
↓
Nouveaux désordres du corps et du mental
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4. Verset 11 : l’issue hors de l’arbre

निवृत्तिरपवर्गः।
Nivṛttir apavargaḥ.

« La nivṛtti est la délivrance. »

Puis :

तत् परं प्रशान्तं तदक्षरं तद्ब्रह्म स मोक्षः।
Tat paraṃ praśāntaṃ tad akṣaraṃ tad brahma sa mokṣaḥ.

« Elle est l’état suprême, parfaitement apaisé, impérissable ; elle est le Brahman et la libération. »

Le verset 11 présente la finalité inverse de l’arbre :

  • l’arbre représente la croissance de la pravṛtti ;
  • nivṛtti représente la cessation de ce processus ;
  • apavarga est la sortie définitive de la souffrance.

5. Verset 12 : comment déraciner l’arbre

Le verset 12 expose les disciplines du mumukṣu. Plusieurs expressions concernent directement l’arbre de la souffrance.

Reconnaître les branches comme des obstacles

अहङ्कारादिषूपसर्गसञ्ज्ञा।
Ahaṅkārādiṣūpasargasaṃjñā.

« Considérer l’ego et les facteurs semblables comme des obstacles. »

  • upasarga — obstacle, perturbation ou facteur qui détourne ;
  • saṃjñā — reconnaissance, désignation correcte.

La première étape thérapeutique consiste à nommer correctement les facteurs : l’ego, l’attachement et le doute ne sont plus pris pour des protections, mais reconnus comme des obstacles.

Reconnaître pravṛtti comme affliction

सर्वप्रवृत्तिष्वघसञ्ज्ञा।
Sarvapravṛttiṣv aghasaṃjñā.

« Reconnaître dans toute pravṛtti conditionnée une source d’affliction. »

Cette reconnaissance corrige vipratyaya, qui faisait prendre le nuisible pour le bénéfique.

Renforcer les fonctions cognitives

अपवर्गाय धीधृतिस्मृतिबलाधानम्।
Apavargāya dhī-dhṛti-smṛti-balādhānam.

« Renforcer dhī, dhṛti et smṛti en vue de la libération. »

Il s’agit du mouvement inverse de a-dhī-dhṛti-smṛti du verset 10.

Reconnaître l’impermanence

सर्वं कारणवद्दुःखमस्वमनित्यमित्यभ्युपगमः।
Sarvaṃ kāraṇavad duḥkham asvam anityam ity abhyupagamaḥ.

« Reconnaître que tout ce qui dépend de causes est souffrance, non-Soi ou non-mien, et impermanent. »

Cette compréhension détruit le terrain cognitif de :

  • ahaṃkāra ;
  • abhyavapāta ;
  • saṅga ;
  • spṛhā.

La voie de libération

एष मार्गोऽपवर्गाय, अतोऽन्यथा बध्यते।
Eṣa mārgo’pavargāya, ato’nyathā badhyate.

« Telle est la voie conduisant à la libération ; en suivant la voie contraire, l’être humain demeure lié. »

Cette phrase oppose :

  • mārga — la voie juste ;
  • vimārga — la voie erronée ;
  • apavarga — la délivrance ;
  • bandha — le lien ou l’asservissement.

6. Versets 13 à 16 : purifier le terrain de l’arbre

Verset 13 : nettoyer le mental

एतैरविमलं सत्त्वं शुद्ध्युपायैर्विशुध्यति।
Etair avimalaṃ sattvaṃ śuddhyupāyair viśudhyati.

« Par ces moyens de purification, le mental obscurci devient pur. »

Les śuddhyupāya empêchent les racines et les branches de continuer à se développer.

Verset 14 : dissiper les voiles

भाति सत्त्वं तथाऽमलम्।
Bhāti sattvaṃ tathāmalam.

« De même, le mental devenu sans souillure resplendit. »

La purification restaure la lumière nécessaire pour reconnaître les mécanismes de l’arbre.

Verset 15 : stabiliser la flamme

ज्वलत्यात्मनि संरुद्धं तत् सत्त्वम्।
Jvalaty ātmani saṃruddhaṃ tat sattvam.

« Ce mental, recueilli dans le Soi, resplendit. »

Un mental stable ne retourne pas automatiquement aux anciens mouvements de pravṛtti.

Verset 16 : briser l’illusion

यया भिनत्त्यतिबलं महामोहमयं तमः।
Yayā bhinatty atibalaṃ mahāmohamayaṃ tamaḥ.

« Grâce à cette intelligence, il brise les puissantes ténèbres constituées par la grande illusion. »

Cette expression décrit le déracinement cognitif de l’arbre : mahāmoha, forme profonde de l’ignorance, est détruit par la satyā buddhi.

7. Versets 17 à 20 : empêcher l’arbre de repousser

Verset 17 : disparition de la convoitise

सर्वभावस्वभावज्ञो यया भवति निःस्पृहः।
Sarvabhāva-svabhāvajño yayā bhavati niḥspṛhaḥ.

« Grâce à elle, il connaît la nature de tous les phénomènes et devient libre de convoitise. »

La disparition de spṛhā prive les racines du désir de leur nourriture.

Verset 18 : ne plus entretenir les causes

यया नोपैत्यहङ्कारं नोपास्ते कारणं यया।
Yayā nopaiti ahaṅkāraṃ nopāste kāraṇaṃ yayā.

« Grâce à elle, il ne retombe plus dans l’ego et n’entretient plus les causes. »

Puis :

यया नालम्बते किञ्चित् सर्वं सन्न्यस्यते यया।
Yayā nālambate kiñcit sarvaṃ saṃnyasyate yayā.

« Grâce à elle, il ne s’accroche plus à rien et renonce à tout. »

Le terme le plus important pour le déracinement est :

नोपास्ते कारणम् — nopāste kāraṇam
« Il ne cultive plus la cause. »

Il ne suffit pas de couper les fruits visibles de la souffrance ; il faut cesser de nourrir ce qui les produit.

Verset 20 : une paix dont la racine a changé

शान्तिर्ज्ञानमूला न नश्यति।
Śāntir jñānamūlā na naśyati.

« La paix, parce qu’elle a la connaissance pour racine, ne disparaît pas. »

L’arbre de la souffrance avait pour racines moha, icchā, dveṣa et karma. La paix véritable possède une autre racine :

ज्ञानमूल — jñānamūla
« Enracinée dans la co
nnaissance. »

On peut donc opposer deux arbres symboliques :

Arbre de la souffrance

  • Moha-mūla
  • Enraciné dans l’ignorance
  • Nourri par le désir et l’aversion
  • Produit pravṛtti
  • Porte les fruits du duḥkha

Paix libératrice

  • Jñāna-mūla
  • Enracinée dans la connaissance
  • Soutenue par le discernement
  • Produit nivṛtti
  • Conduit à la śānti

A retenir

Les racines

मोहेच्छाद्वेषकर्ममूला प्रवृत्तिः
Mohecchādveṣakarmamūlā pravṛttiḥ.

« La pravṛtti a pour racines l’égarement, le désir, l’aversion et l’action conditionnée. »

Les branches

अहङ्कार-सङ्ग-संशय-अभिसम्प्लव-अभ्यवपात-विप्रत्यय-अविशेष-अनुपायाः
Ahaṅkāra–saṅga–saṃśaya–abhisamplava–abhyavapāta–vipratyaya–aviśeṣa–anupāyāḥ.

L’arbre-demeure

निवासवृक्षः सर्वदुःखानाम्
Nivāsavṛkṣaḥ sarvaduḥkhānām.

« L’arbre-demeure de toutes les souffrances. »

Les racines psychocorporelles

सत्त्वशरीरदोषमूलानां सर्वदुःखानाम्
Sattva-śarīra-doṣa-mūlānāṃ sarvaduḥkhānām.

« De toutes les souffrances ayant pour racines les désordres du mental et du corps. »

La racine de l’affliction

सा च मूलमघस्य
Sā ca mūlam aghasya.

« Elle — la pravṛtti — est la racine de l’affliction. »

La sortie

निवृत्तिरपवर्गः
Nivṛttir apavargaḥ.

« La nivṛtti est la délivrance. »

Le déracinement cognitif

महामोहमयं तमो भिनत्ति
Mahāmohamayaṃ tamo bhin
atti.

« Elle brise les ténèbres constituées par la grande illusion. »

Ne plus nourrir les causes

नोपास्ते कारणम्
Nopāste kāraṇam
.

« Il n’entretient plus la cause. »

La nouvelle racine

शान्तिर्ज्ञानमूला
Śāntir
jñānamūlā.

« La paix a la connaissance pour racine. »

Le verset 10 est donc le passage central et explicite de « l’arbre de la souffrance ». Les versets 8 et 9 en présentent le terrain et la question causale ; les versets 11 et 12 exposent la voie de déracinement ; les versets 13 à 20 décrivent la purification et la connaissance qui empêchent les racines de se reformer.

La formule complète peut être résumée ainsi :

Moha – Icchā – Dveṣa – Karma
Racines
↓
Ahaṃkāra – Saṅga – Saṃśaya
Abhisamplava – Abhyavapāta
Vipratyaya – Aviśeṣa – Anupāya
↓
Branches
↓
Pravṛtti
↓
Agha – Duḥkha

Le mouvement thérapeutique inverse est :

Śuddhyupāya
Śuddha-sattva
↓
Satyā buddhi
↓
Destruction de Mahāmoha
↓
Niḥspṛhatā et Saṃnyāsa
↓
Nivṛtti
↓
Apavarga – Mokṣa – Śānti

Autrement dit, l’arbre de la souffrance a l’ignorance pour racine ; la paix véritable a la connaissance pour racine.

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