
Comprendre l'architecture et la cohèrence du programme de Formation.
Cette Formation s’étend et s'articule sur une période de 10 ans. Elle s’appuie sur les enseignements traditionnels des Samhitas, enrichis par une ouverture aux avancées modernes en Neurosciences et en Épigénétique, afin de permettre aux futurs praticiens de développer des compétences à la fois enracinées dans la Tradition et adaptées aux découvertes scientifiques modernes, pour une pratique de l’Ayurveda éclairée et actualisée.

De la compréhension du vivant à la pratique clinique
Les 3 premières années : les Fondements de l’Āyurveda & les 3 Axes de la Santé
Style de vie, alimentation et santé digestive
Les trois premières années de formation en Ayurveda se concentrent sur les fondamentaux de la médecine ayurvédique, qui sont nécessaires pour développer une compréhension profonde du corps, du mental et de leurs interactions avec l’environnement. Ces trois axes – Vihara (style de vie), Ahara (alimentation) et Agni-Grahani (systèmes de digestion et de métabolisme) – forment la base de la santé selon l’Āyurveda. Ils sont en effet indispensables pour naviguer dans la Médecine ayurvédique, comprendre les principes d'une vie saine, heureuse et utile; comprendre les sources de la maladie (Roga), avant de pratiquer les traitements (Chikitsa).
Ces bases se relient directement aux notions modernes d’épigénétique et de santé cellulaire, offrant un cadre pour influencer l’expression génique et soutenir la régénération cellulaire par les pratiques quotidiennes d'hygiène physique et d'hygiène mentale, l’alimentation et la gestion des processus métaboliques.
1e Année. Vihara : Régulation du Style de vie et de l’épigénétique
Le mode de vie, ou Vihara, comprend des pratiques quotidiennes et saisonnières qui équilibrent les doshas, maintiennent le bien-être physique et mental, et influencent indirectement les processus épigénétiques et la santé cellulaire. Vihara regroupe plusieurs pratiques essentielles :
- Dinacharya (routine quotidienne) : La régularité des habitudes quotidiennes (se lever, se coucher, manger à des heures régulières) stabilise le corps et l’esprit, influençant l’horloge biologique et l’expression des gènes associés aux cycles circadiens. Cette stabilité améliore le métabolisme, l’assimilation des nutriments, et la régénération cellulaire.
- Sadvritta (code éthique et moral) : Les comportements éthiques et l’auto-discipline favorisent la santé mentale et réduisent le stress. Des études montrent que le bien-être mental impacte les modifications épigénétiques, en activant les gènes associés à la résilience et en minimisant l’inflammation.
- Rtucharya (adaptation saisonnière) : En adaptant l’alimentation et le mode de vie aux saisons, on répond aux besoins biologiques changeants, réduisant le stress oxydatif et modulant l’épigénome en fonction de l’environnement. Cela protège l’ADN contre les fluctuations climatiques et favorise une adaptation cellulaire.
- Nidra (sommeil) : Le sommeil régule les processus de réparation cellulaire, le métabolisme, et influence l’épigénome. Un sommeil de qualité est associé à une meilleure régénération des tissus et à la stabilisation des processus génétiques.
- Vyayama (exercice) : L’exercice soutient le métabolisme, réduit l’inflammation, et stimule des modifications épigénétiques bénéfiques, notamment dans les gènes liés à la santé musculaire et cardiovasculaire.
- Brahmacharya (modération) : En pratiquant la modération et l’équilibre dans les désirs, on prévient l’épuisement des ressources vitales et favorise la longévité cellulaire. La régulation hormonale induite par Brahmacharya influence l’expression génique et réduit le vieillissement prématuré.
Lien avec l’épigénétique et la santé cellulaire : Ces pratiques de Vihara modulent l’expression des gènes liés aux rythmes circadiens, à la résilience au stress, et à la longévité. Elles créent un environnement propice à la régénération cellulaire, réduisent le stress oxydatif et optimisent l’homéostasie, des facteurs clés pour une santé épigénétique durable.
2e Année. Ahara: Nutrition et soutien à l’expression génique
L’année est centrée sur la compréhension approfondie de l’alimentation en Āyurveda, soulignant pourquoi elle est considérée comme le premier pilier de la santé. Cette approche fait de la nutrition le fondement de la prévention et du traitement des déséquilibres. L’étude approfondie de chaque groupe alimentaire (céréales, viandes, fruits, légumes, matières grasses, eaux, alcools, etc.) inclut leurs effets spécifiques sur les Doshas, Agni (feu digestif) et les Dhatus (tissus corporels), afin de comprendre quels aliments favorisent ou détériorent la Santé.
Les étudiants apprennent les bienfaits de chaque catégorie alimentaire et les aliments à privilégier pour une consommation quotidienne, ainsi que ceux pouvant être néfastes s’ils sont mal utilisés ou consommés en excès. Cette année examine également les méthodes de préparation et d’équilibrE pour optimiser la digestibilité des aliments et maximiser leurs bienfaits.
Programme :
- Étude des groupes d’aliments : Chaque type d’aliment est examiné pour ses effets spécifiques sur les doshas, Agni, et les dhatus. Cela inclut les céréales, viandes, fruits, légumes, matières grasses, types d’eau et d’alcool, avec une évaluation de leurs bienfaits et potentiels désavantages.
- Agni Dipana (stimulation du feu digestif) et Ama Pachana (élimination des toxines) : Ces pratiques essentielles assurent une bonne assimilation, limitent la production de toxines (ama) et influencent directement l’épigénome en favorisant un métabolisme sain.
- Régime équilibré et viruddha ahara (aliments incompatibles) : L’étude des combinaisons alimentaires et des aliments incompatibles vise à éviter l’ama et l’inflammation, qui perturbent l’épigénome.
- Ahara Viddhi Vijnana (science des règles alimentaires) : Les principes de l’Ayurveda, comme manger dans un environnement calme et suivre un rythme alimentaire régulier, aident à réguler les gènes associés à la santé intestinale.
- Influence des Gunas, Rasa, Virya, Vipaka, Prabhava : En intégrant les qualités, goûts, puissance et effets post-digestifs des aliments, l’Ayurveda aide à choisir les aliments pour soutenir la santé cellulaire et la longévité.
Lien avec l’épigénétique et la santé cellulaire : Une alimentation adaptée favorise un environnement propice à une régulation épigénétique saine. Les nutriments absorbés influencent les cofacteurs nécessaires à la méthylation de l’ADN et à d’autres processus épigénétiques, soutenant ainsi la santé cellulaire, la réparation de l’ADN, et la prévention de maladies chroniques.
3e Année. Grahani, Santé digestive, intestinale et hépatique
Cette troisième année se concentre sur l’étude approfondie du système digestif et des processus de métabolisme, en mettant en lumière l’importance de traiter le système digestif pour maintenir la santé globale. Les étudiants examinent des concepts fondamentaux tels que Agni (le feu digestif et métabolisme), Ama (toxines), et les différents niveaux de digestion, y compris Bhutagnis, Jatharagni, et Dhatuagnis. Le concept de Grahani (le système digestif et son rôle central) et Grahani Dosha (dysfonctionnement de Grahani) sont au cœur de cette année, avec une attention portée aux maladies inflammatoires de l’intestin, au microbiote et à la santé hépatique.
En Āyurveda, le traitement du tube digestif est essentiel pour aborder toutes les maladies, car la santé digestive, hépatique et intestinale influence directement la vitalité des autres systèmes corporels et la prévention des maladies.
Programme :
- Grahani et Agni : L’étude de Grahani en tant que système de transformation et d’assimilation permet de comprendre comment un Agni équilibré favorise l’élimination des toxines et soutient la santé cellulaire.
- Ama et ses effets toxiques : La formation porte sur la façon dont une digestion incomplète produit de l’ama, une toxine qui provoque l’inflammation chronique et perturbe l’épigénome. Les étudiants apprennent à réduire et éliminer l’ama pour maintenir un métabolisme sain.
- Bhutagnis, Jatharagni et Dhatuagnis : L’étude de ces différents niveaux d’Agni permet de comprendre les processus de transformation des nutriments et leur impact sur les tissus spécifiques (dhatus).
- Grahani Dosha et maladies inflammatoires de l’intestin : Analyse approfondie des déséquilibres de Grahani, incluant les maladies inflammatoires de l’intestin et le rôle du microbiote dans la santé.
- Santé hépatique et digestion : Étude de la fonction hépatique en Ayurveda et de son importance dans le traitement des maladies chroniques. Un foie sain est crucial pour la détoxification et l’équilibre des doshas.
Lien avec l’épigénétique et la santé cellulaire : L’Ayurveda enseigne que l’état de la digestion et du métabolisme influence directement l’épigénome. Une digestion saine assure la prévention des inflammations et du stress oxydatif, contribuant ainsi à la régulation des processus de réparation de l’ADN et à la prévention des mutations génétiques. La santé digestive est ainsi au centre de la santé cellulaire et de la longévité, soutenant les capacités de régénération cellulaire et la résilience face aux facteurs de stress.
Synthèse : les trois axes Santé de l’Āyurveda et leur rôle en épigénétique et Santé cellulaire
Ces trois premières années de formation forment les fondations de la compréhension ayurvédique de l’équilibre du corps et de l’esprit. Ils sont essentiels pour diagnostiquer les Roga (maladies) et pratiquer la Chikitsa (traitement) de manière holistique et éclairée.
- Influence sur l’épigénome : Ces pratiques influencent l’expression des gènes associés à la régénération, à l’inflammation, et à la longévité. Elles créent un environnement corporel favorable, réduisant l’activation de gènes liés aux maladies chroniques et au vieillissement prématuré.
- Soutien à la santé cellulaire : En modulant les processus métaboliques, la régénération cellulaire et la détoxification, ces trois piliers de l’Ayurveda soutiennent directement la santé des cellules. Ils préviennent l’accumulation de toxines, limitent le stress oxydatif, et optimisent les mécanismes de réparation de l’ADN. En stabilisant les processus épigénétiques, ils favorisent non seulement la longévité cellulaire, mais aussi une meilleure résilience face aux facteurs de stress environnementaux et internes.
Les trois premières années de formation ne sont pas seulement des étapes de base, mais les fondations qui permettent aux futurs praticiens de comprendre la médecine ayurvédique dans toute sa profondeur. Ces connaissances ouvrent la voie vers une maîtrise des concepts avancés.
Les 3 années suivantes : protocoles de Traitement
Maladies mentales, diagnostic clinique et santé féminine
Après l’assimilation des trois premières années, les trois années suivantes sont consacrées à l’étude approfondie de pathologies spécifiques. Cette phase avancée permet aux étudiants d’acquérir les connaissances et compétences pour comprendre et traiter les maladies mentales et psychologiques (Manasika Rogas), les moyens et methodes de diagnostic et de traitement (Nidana Samprapti), et les maladies gynécologiques féminines ainsi que la fertilité (Kaumāra–Bhṛtya & Strīroga). Chaque domaine est étudié sous l’angle de l’épigénétique et de la santé cellulaire, ce qui ajoute une dimension moderne à ces concepts traditionnels.
4e Année. Traitement des Manasika Rogas (Maladies Mentales et Psychologiques)
Les Manasika Rogas comprennent les maladies mentales et de troubles psychologiques telles que les psychoses, névroses, démence, dépression, stress, anxiété, brun-out et autres troubles. En Ayurveda, le mental est perçu comme influencé par les Doshas, ainsi que par l’état d’Agni et l’équilibre des Trigunas (Sattva, Rajas, Tamas).
Concepts épigénétiques :
- Modulation de l’expression des gènes liés au stress : Le stress chronique influence directement l’épigénome, activant des gènes liés aux inflammations et aux déséquilibres hormonaux. Les pratiques ayurvédiques de réduction du stress et de relaxation modulent l’expression de ces gènes, contribuant à une meilleure résilience.
- Neuroplasticité et résilience cellulaire : Les techniques de méditation et de pranayama encouragent la neuroplasticité, un processus par lequel le cerveau peut se réorganiser, influençant ainsi la régulation des gènes associés à la santé mentale. L’amélioration de la neuroplasticité soutient la gestion de maladies comme la dépression et les troubles anxieux.
- Régulation de la méthylation de l’ADN : La méthylation de l’ADN est un processus épigénétique essentiel qui influence la régulation de nombreux gènes. Les pratiques ayurvédiques, en équilibrant l’Agni et en réduisant le stress oxydatif, contribuent à la méthylation saine de gènes associés à la stabilité émotionnelle et à la réduction de l’inflammation.
5e Année. Nidāna–Samprāpti Vijñānam (Diagnostic & Pathologie Ayurvédique)
Cette cinquième année marque l’entrée dans le raisonnement clinique avancé et la compréhension profonde des mécanismes de formation de la maladie selon les Samhitā. L’étudiant apprend à observer, analyser et relier les symptômes, les déséquilibres des Doṣa, Dhātu, Agni et Srotāṃsi, afin de comprendre comment une maladie apparaît, évolue, se déplace, se chronicise et affecte progressivement les tissus et les fonctions du corps.
L’enseignement approfondit notamment :
- les Hetu (causes),
- les Samprāpti (mécanismes pathologiques),
- les Ṣaṭkriyākāla (6 stades évolutifs de la maladie),
- les voies de propagation des Doṣa,
- les Kha Vaiguṇya,
- les mécanismes inflammatoires,
- les déséquilibres systémiques,
- les signes précoces de désorganisation physiologique,
- ainsi que les outils de diagnostic et de pronostic selon Charaka.
L’étudiant développe progressivement sa capacité de lecture clinique : comprendre pourquoi la maladie apparaît, pourquoi elle se fixe dans certains tissus, pourquoi certains patients dégénèrent plus rapidement que d’autres, et comment intervenir sans affaiblir Agni, les Dhātu ou Ojas. Une attention particulière est portée :
- aux maladies chroniques,
- aux inflammations de bas grade,
- aux maladies métaboliques,
- aux déséquilibres auto-immuns,
- aux états d’épuisement,
- et aux pathologies modernes liées au stress, à l’alimentation et aux rythmes de vie.
L’enseignement intègre également des ponts avec :
- la physiopathologie moderne,
- l’immunologie,
- l’épigénétique,
- le microbiote,
- les neurosciences,
- et les mécanismes contemporains d’inflammation et de dégénérescence.
L’objectif de cette année est de développer un discernement clinique profond, cohérent et progressif, fidèle à l’esprit des Samhitā.
6e Année. Kaumāra–Bhṛtya & Strīroga Tantra (Santé Féminine, Fertilité & Pédiatrie Ayurvédique)
Cette sixième année est consacrée à l’étude approfondie de la santé féminine, de la fertilité, de la grossesse, du post-partum et du développement de l’enfant selon Charaka. L’étudiant apprend à comprendre la physiologie féminine à travers les notions de :
- Artava,
- Rasa Dhātu,
- Shukra Dhātu,
- Agni,
- cycles biologiques,
- équilibre hormonal,
- système nerveux,
- émotions,
- digestion,
- et inflammation chronique.
Les enseignements abordent :
- les troubles du cycle menstruel,
- les déséquilibres hormonaux,
- les troubles thyroïdiens,
- le syndrome prémenstruel,
- l’endométriose,
- le SOPK,
- les troubles de fertilité,
- les inflammations gynécologiques,
- la ménopause,
- la fatigue chronique féminine,
- ainsi que les déséquilibres émotionnels et neuro-endocriniens.
L’année explore également :
- la grossesse,
- la préparation à la conception,
- Garbhini Paricharya,
- le développement du fœtus,
- le post-partum,
- l’allaitement,
- et les grandes bases de la pédiatrie ayurvédique.
L’étudiant apprend à comprendre comment :
- le microbiote,
- la digestion,
- le stress,
- les émotions,
- l’inflammation,
- les rythmes biologiques,
- et l’état du système nerveux
influencent directement la santé reproductive, hormonale et développementale.
Les approches thérapeutiques étudiées intègrent :
- alimentation thérapeutique,
- régulation des cycles biologiques,
- soins ayurvédiques,
- plantes médicinales,
- Rasāyana féminins,
- soutien du post-partum,
- accompagnement émotionnel,
- et prévention des déséquilibres inflammatoires et hormonaux.
Cette année établit également des ponts avec l’endocrinologie moderne, la périnatalité, les neurosciences développementales, l’épigénétique reproductive, et les mécanismes inflammatoires impliqués dans la fertilité et la santé féminine contemporaine.
Synthèse : Vers une Médecine ayurvédique épigénétiquement éclairée
Ces trois années de formation avancée offrent une vision plus approfondie de la médecine ayurvédique appliquée. À travers des concepts traditionnels, les étudiants apprennent à comprendre et à traiter des pathologies complexes en utilisant une approche qui intègre les enseignements des Samhitas et les connaissances modernes sur l’épigénétique et la santé cellulaire.
Pour qui ? Quel public peut être intéressé ?
Cette formation s’adresse à plusieurs types de publics :
- Professionnels de santé (médecins, thérapeutes, naturopathes) : Ceux qui souhaitent élargir leur pratique en intégrant les concepts ayurvédiques pour offrir une approche complémentaire et préventive à leurs patients.
- Étudiants en médecine alternative : Ceux qui sont en formation de médecine alternative (comme la naturopathie ou l’ostéopathie) et qui souhaitent acquérir une vision plus complète et intégrative des soins holistiques.
- Personnes en reconversion professionnelle : Ceux qui ressentent un appel pour les médecines naturelles et souhaitent se former pour en faire un métier tourné vers l’aide et la prévention.
- Passionnés de bien-être et de santé préventive : Toute personne souhaitant mieux comprendre le fonctionnement du corps et de l’esprit et apprendre des méthodes de soin naturelles pour améliorer leur propre santé et celle de leurs proches.
- Praticiens ayurvédiques débutants : Ceux qui ont une initiation en Ayurveda et veulent approfondir pour devenir des praticiens certifiés.
Comment démarrer sa Pratique professionnelle dès la 1ere Année ?
Dès la première année, les étudiants peuvent commencer à intégrer et à appliquer les principes de base de l’Ayurveda dans leur propre vie et pour aider les autres, sous la forme de conseils en hygiène de vie. Voici quelques manières de démarrer :
- Consultations de base en Dinacharya et alimentation : Dès la première année, les étudiants apprennent les routines quotidiennes (Dinacharya), les principes de l’alimentation ayurvédique et leur impact sur l’équilibre global de l’individu. Ils peuvent ainsi proposer des consultations d’hygiène de vie pour aider les patients à adopter des pratiques quotidiennes et alimentaires alignées avec les cycles circadiens et leur bien-être.
- Réalignement avec les Purushartas (dharma, artha, kama, moksha) : En s’initiant aux bases de la psychologie ayurvédique, les étudiants peuvent aider leurs patients à se reconnecter aux quatre objectifs de la vie (Purushartas) : dharma (devoir ou mission de vie), artha (sécurité matérielle), kama (satisfaction des désirs sains) et moksha (libération spirituelle). Ce réalignement contribue à restaurer l’harmonie intérieure et à donner un sens à la vie des patients, en les guidant vers une existence équilibrée et significative.
- Redéfinition de Ayu (nature de la vie) : Les étudiants sont également initiés à l’exploration de Ayu, c’est-à-dire à la compréhension de ce qu’est une vie sukha (bénéfique, joyeuse) ou dukha (néfaste, souffrante). Ils peuvent ainsi accompagner leurs clients dans la redéfinition de leur propre vie, les aidant à identifier ce qui est véritablement bénéfique ou néfaste, utile ou inutile. Cette démarche soutient une réflexion profonde sur le sens de la vie, orientant les patients vers des choix de vie plus alignés et épanouissants.
- Auto-apprentissage et suivi personnalisé : En appliquant ces principes à leur propre vie, les étudiants deviennent des exemples vivants des bienfaits de l’Ayurveda. Ce vécu personnel les aide à comprendre en profondeur les effets des pratiques ayurvédiques et à transmettre cette expérience à leurs futurs patients.
Ces pratiques permettent aux étudiants d’aborder la santé et le bien-être de manière holistique, en considérant non seulement l’équilibre physique mais aussi l’alignement spirituel et psychologique des individus.
Quoi viser en France comme pratique professionnelle ?
En France, plusieurs options s’offrent aux diplômés de cette formation pour pratiquer l’Ayurveda de manière professionnelle :
- Consultant en Ayurveda : Offrir des consultations individuelles en hygiène de vie, en alimentation et en gestion du stress, selon les principes ayurvédiques. C’est un excellent choix pour débuter en accompagnant les individus dans une approche holistique de la santé préventive.
- Praticien en bien-être et santé naturelle : Travailler dans des centres de bien-être, des spas ou des centres de médecine alternative, où l’on peut offrir des consultations ayurvédiques, des recommandations alimentaires et des pratiques de relaxation.
- Formation et enseignement : Après quelques années d’expérience, certains choisissent de devenir enseignants ou formateurs pour transmettre les connaissances de l’Ayurveda à d’autres, que ce soit à travers des cours, des ateliers ou des conférences.
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